2019-2020 - La reconnaissance faciale

Vous pouvez lui demander d’attester que vous êtes bien la personne représentée sur votre passeport, pour aller prendre votre vol plus rapidement et sans passer voir un agent au comptoir de l’aéroport. Elle peut déverrouiller votre téléphone. Elle peut vous reconnaitre dans la foule et en avertir les autorités policières. Elle peut vous suivre au fil de vos différents achats au centre commercial. Elle peut informer votre employeur à savoir si vous êtes heureux au travail, sans avoir à vous le demander. La reconnaissance faciale fait beaucoup jaser, plus souvent qu’autrement en lien avec les enjeux éthiques qu’elle soulève : protection de la vie privée, profilage, respect de la dignité des personnes, sécurité publique, etc.

La reconnaissance faciale relève en premier lieu de la biométrie. Ce dernier terme désigne les techniques permettant d’identifier une personne à partir de l’un ou de plusieurs de ses caractères biologiques ou comportementaux. En ce sens, elle vise à répondre aux questions suivantes : « Qui est cette personne ? », « Est-ce que cette personne est bien celle qu’elle prétend être? », « Où est cette personne? Que fait-elle? Avec qui est-elle en interaction? »

De manière plus large, on parle aussi de « reconnaissance faciale » pour référer à la reconnaissance ou la détection des visages. Il s’agit alors de l’utilisation d’applications issues de l’intelligence artificielle pour détecter la présence d’un visage dans une image, mais sans identifier la personne. On peut chercher à connaitre certaines caractéristiques de cette personne à partir de son visage et de ses expressions (âge, sexe, émotions, etc.).

Ces technologies peuvent être utilisées à différentes fins, telles que :

  • Commerciales : collecter des statistiques sur les consommateurs, établir des profils de comportement des consommateurs, détecter les émotions des consommateurs dans différents environnements commerciaux ;
  • Sécurité : surveillance d’individus considérés à risque, détection de comportements inhabituels et dangereux, contrôle des foules ;
  • Identification : déverrouillage d’appareils électroniques, accès à certains lieux sécurisés.

Les autorités publiques et les entreprises privées aux Québec devraient-elles pouvoir utiliser la reconnaissance faciale et si oui, dans quelles circonstances et dans quelles fins? La CEST-Jeunesse 2020 se penchera sur ces questions à partir de cas concrets tirés de l’actualité, tels que :

  • L’utilisation de la reconnaissance faciale à des fins d’identification et à des fins de sécurité dans les aéroports.
  • L’utilisation de la reconnaissance faciale pour le contrôle de foule lors de grands événements urbains.
  • L’utilisation de la reconnaissance faciale à des fins commerciales dans un centre commercial.

 

 

Trousse de consultation

Dépliant d'information pour la Commission-Jeunesse 2019-2020
4 p. 22 juillet 2019

Dépliant d'information pour la Commission-Jeunesse 2019-2020