Les jugements moraux

Dans la vie quotidienne, on porte constamment des jugements moraux :

  • « C'est tout à votre honneur d'avoir refusé le pot-de-vin qu'on vous a proposé. »
  • « Cette compagnie exploite des enfants dans ses manufactures en Inde! C'est tout à fait honteux! »
  • « Ce n'était vraiment pas correct de sa part de trahir la confiance de ses collègues. »

Dans chacun de ces cas, on exprime que l'action est moralement inacceptable ou répréhensible, ou encore moralement juste ou méritoire.

Ces actions suscitent des jugements de nature morale, parce qu'elles actualisent ou vont à l'encontre de valeurs ou de principes moraux.

  • On peut féliciter quelqu'un qui a refusé un pot-de-vin parce que cette action est honnête; dans ce cas, la valeur d'honnêteté motive notre jugement.
  • On peut condamner une entreprise qui profite du travail des enfants parce qu'il s'agit d'une atteinte contre des personnes vulnérables; notre jugement se base alors sur la valeur de protection des plus vulnérables.
  • On peut blâmer quelqu'un qui a trahi ses collègues parce que cette action est déloyale; c'est ici la valeur de loyauté qui fonde notre jugement. On peut aussi le faire parce qu'on croit qu'il ne faut pas faire aux autres ce qu'on ne voudrait pas qu'ils nous fassent. Ce principe moral motive alors notre jugement.

Les valeurs et principes moraux permettent donc à chacun d'évaluer ses propres actions et celles des autres d'un point de vue moral.