Modification génétique des cellules germinales et des embryons humains

Des développements récents en génie génétique permettraient de modifier le génome plus efficacement qu’auparavant. De telles avancées mèneraient bientôt à la correction de mutations responsables de maladies graves chez l’humain. Deux types de technologies en particulier font l’objet d’abondantes recherches et discussions : l’ingénierie ciblée du génome (ex. CRISPR-Cas9) et le transfert mitochondrial. Appliquées aux cellules reproductrices (germinales) et aux embryons précoces, ces technologies pourraient prévenir des maladies génétiques chez le futur enfant.

La Commission se penche actuellement sur les enjeux éthiques soulevés par la modification génétique des cellules germinales et des embryons humains. Elle tente d’apporter des réponses à des questions essentielles : quels sont les risques pour la santé du futur enfant et pour les générations futures? Quels seraient les critères permettant d’évaluer l’innocuité et l’efficacité de ces technologies? Quels types d’applications pourraient être justifiés sur le plan éthique? Quels pourraient être les effets indirects des différents types d’applications potentielles sur certains groupes sociaux et sur la société dans son ensemble? Ces travaux déboucheront sur une série de recommandations quant aux mesures à prendre afin de répondre aux enjeux éthiques soulevés par ces nouvelles technologies.

Afin d’être assistée dans ses réflexions, la Commission a mis sur pied un comité de travail composé d’experts en génétique, en médecine reproductive, en bioéthique et en droit de la santé. Les travaux de ce comité ont débuté au printemps 2017 et sont maintenant terminés. Le projet d’avis est actuellement évalué par des relecteurs experts et par les membres de la Commission. L’adoption du projet d’avis est prévue pour décembre 2018.

 

 

 

 

 

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