La biologie de synthèse (ou biologie synthétique) est un domaine techno-scientifique alliant biologie et ingénierie dans le but de modifier le vivant. Reposant notamment sur des techniques de modification ciblée du génome, sur des outils de prédiction informatique et sur l’utilisation de composantes biologiques standardisées, elle peut doter les systèmes biologiques existants de fonctions modifiées ou inédites. Les objectifs de la biologie synthétique vont de l'acquisition de connaissances fondamentales à un large éventail d'applications dans les domaines de la santé, de l'agriculture, des biomatériaux, de la bioénergie et de l'environnement.
La biologie de synthèse est de plus en plus accessible et utilisée en dehors des établissements académiques, ce qui pose des enjeux relatifs à la science ouverte et à la participation citoyenne. Cette technologie soulève également des risques importants en matière de biosécurité et de biosûreté. Des organismes libérés (intentionnellement ou non) pourraient par exemple représenter des risques importants pour la santé et les écosystèmes.
Le Comité international de bioéthique de l’UNESCO s’est penché sur ce thème en 2025, et un rapport en cours prévoit des recommandations à l’intention de la communauté internationale.

